Communiqué de presse - Championnat du Monde de Star (3 - 9 juillet 2007)
lundi 2 juillet 2007 dans Presse par Presse
Le grand rendez-vous de cette année préolympique est arrivé, après une minutieuse préparation : toutes les séries olympiques se retrouvent pour les championnats du monde de séries à partir de ce jour à Cascais (Portugal). Elles jouent une partie importante car cette épreuve est qualificative pour les J.O. de Pékin 2008.
Xavier ROHART a sacrifié à la tradition en recevant ses partenaires et la presse dans son Club de La Pelle à Marseille. Il s'entraîne au sein du Pôle France, soutenu par la Ville de Marseille, qui voit d'un oeil attentif et fier ses sportifs de haut niveau porter haut les couleurs marseillaises !

Avant son départ, il nous a livré ses impressions :
A un an des J.O., quels sont les enjeux de ce Mondial ? Quelles sont les forces en présence ?
Ce Mondial est décisif et il sera très disputé, le niveau est à son maximum : il y aura 60 équipages environ sur la ligne de départ, les meilleurs seront là , de nombreuses nations « émergentes » vont vouloir se placer, elles vont aller « chercher leur ticket » pour la qualif' aux J.O. Mais les chinois par exemple sont assez mystérieux, on ne les voit pas, ils ne seront présents que sur les régates qui se passent en Chine. A Cascais, chacun va jouer son va-tout : les 13 premières nations seulement seront qualifiées.
D'autre part, les meilleurs du circuit « America's Cup » vont être présents, ceux de Luna Rossa, par exemple avec 4 barreurs qui seront là , mais pas les Néo-Zélandais ! Le Star est un bateau important pour l'Amercia's Cup, j'ai navigué sur ce circuit (avec les Italiens en 2004).
Avez-vous travaillé une tactique ?
Oui, car dans une régate en flotte à 60 concurrents, il faut jouer des coups tactiques, il ne s'agit pas de combats individuels ; au moment des J.O., il ne reste plus que 17 équipages, qui se livrent des duels, presque du match race. Du coup, il y a une pression assez forte sur les leaders ; une hiérarchie existe et elle est naturellement la cible de certains concurrents. Le jeu est très compliqué si on est dans le milieu de flotte, il faut donc dés la 1ère régate être devant. Mais si on est devant dans les premières manches, rien n'est joué pour autant : il faut ensuite « tenir » pour aller sur le podium ! Les conditions mer/météo vont rendre ce Mondial assez physique, nous nous y sommes bien préparés avec les préparateurs de la FFV.
Vous avez toujours l'étoile en Or dans la voile, que représente-t-elle ?
Nous avons remporté deux fois le Championnat du Monde (2003-2005), c'est ce qui nous donne le droit à l'étoile d'or. C'est important, même si cela implique un stress « positif ». Nous sommes à la recherche des anneaux olympiques dans la voile. que seul le champion olympique peut arborer !