Pour s´aligner sur le départ de la préolympique, les régatiers ont tous du venir à bout des sélections drastiques mises en place par leurs fédérations puisque, comme aux JO, les courses ne sont ouvertes qu´à un seul représentant par nation et par série. C´est d´ailleurs l´une des particularités les plus intéressantes de cette préolympique que d´offrir aux coureurs la possibilité de naviguer au sein d´une flotte compacte où les schémas de courses sont uniques.Côté français, une bonne partie de la délégation a déjà l’expérience de ce format puisque sept coureurs ont déjà disputé les Jeux. Le plus capé d’entre eux, Xavier Rohart, a même participé à trois olympiades et est le seul tricolore déjà sélectionné pour la prochaine. Il affirme cependant « ne pas venir pour gagner mais plutôt pour sentir le plan d’eau et s’imprégner de l’environnement » avant d’ajouter qu’il ne restera pas non plus un simple spectateur. Rappelons qu’avec Pascal Rambeau, ils arborent le plus beau palmarès actuel en voile olympique avec entre autre une médaille de bronze à Athènes et un récent titre de vice champion du monde ISAF. A côté de ce cursus unique, on retrouvera d’autres talents tricolores incontestés avec Faustine Merret, championne Olympique en planche à voile, ou Julien Bontemps, tous deux déjà présents à Athènes. De la même manière, Ingrid Petitjean et Nadège Douroux portaient les couleurs en Grèce et font toujours office de favorites, surtout depuis leur récent titre de vice championnes du monde ISAF. Enfin, Stéphane Christidis, en 49er est le dernier des bleus à avoir déjà défilé dans un stade olympique.

Interview de Xavier Rohart : « Nous ne venons pas pour gagner pour une simple raison, c’est qu’en général, nous régatons bien sur les sites que l’on connaît déjà. Je ne serai pas là non plus en spectateur mais je veux voir le plan d’eau et tout ce qu’il y a autour afin de trouver les paramètres à travailler et même la logistique à mettre en place. C’est la première fois que je viens en Chine et même en Asie à part quelques passages éclairs en avion. Le site est un mélange particulier, un peu comme si la Belgique était au Maroc. L’état de la mer et l’odeur de l’eau font penser à Oostende mais il fait beaucoup plus chaud. Je pense qu’il n’y a pas d’autre endroit sur terre comme ça. Pour l’instant, nous n’avons navigué qu’une seule journée car les conditions sont très instables. »

Source : Fédération Française de voile