TP52 à Marseille : Xavier Rohart, conseiller très spécial d’Artemis et USA -17
mardi 10 juin 2008 dans TP 52 par Presse
A deux mois des Jeux Olympiques, Xavier Rohart (sélectionné à Pékin en Star avec Pascal Rambeau) a profité de quelques jours de repos pendant le convoyage de son bateau en Chine pour venir prêter main forte à deux des équipages de l’Audi MedCup : Artemis et USA-17 à qui il distille de précieux conseils pour décrypter son plan d’eau, la rade sud de Marseille. De fait, les deux sisterships ont remporté deux des trois manches disputées mardi...
© Th.Martinez/AUDI MEDCUP. France, Marseille. 3/6/08
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http://www.martin-raget.com/
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Pour Xavier, ce n’est pas une première en TP 52. L’année dernière, il en avait fait de même à Hyères pour Caixa Galicia. Le fil conducteur n’est autre que John Kostecki qui officiait alors sur le bateau espagnol avant de glisser cette saison à bord d’Artemis. C’est lui qui a fait appel à Xavier.
Quel était l’objet de ta conversation avec Russell Coutts hier sur les pontons ? « Texto : protège la gauche mais fais attention en haut à droite. C’est à la fois marrant et assez impressionnant de se retrouver à donner des conseils stratégiques à Russell Coutts. »
Pourquoi a-t-on fait appel à toi, en quoi es-tu l’homme de la situation ? « J’ai été choisi parce que c’est ici que je m’entraîne le plus souvent. La rade de Marseille est ma baie de prédilection. J’y ai tout appris, y compris le haut niveau. Je la connais par cœur, tout simplement. Et en ce moment on est dans une météo typiquement marseillaise. Notre ami le Mistral est de la partie, on va avoir de belles courses et ce sera assez technique, avec la houle qui rentre de l’ouest.»
Qu’apportes-tu exactement ? « C’est une aide importante. Cela permet d’augmenter le niveau de confiance du tacticien et de tout l’équipage. La voile est un milieu ouvert. Le fait d’emmener de l’expérience, de l’histoire, ça permet de débroussailler la partie tactique et stratégique, d’enlever quelques incertitudes, de permettre de prendre la bonne décision dans le calme, en étant clair dans sa tête. »
Pas de regret de ne pas avoir ta place à bord ? « Je ne suis pas très frustré car avec les J.O, pour lesquels je me prépare depuis 4 ans, je n’aurais jamais eu le temps de m’impliquer dès le début. C’est bien pour moi de venir ici, de côtoyer ce monde, en espérant que l’année prochaine il y ait un ou plusieurs bateaux français. En terme de compétition sur des gros bateaux, c’est quand même l’endroit où il faut être.»
Il y aura un TP 52 français l’année prochaine ? « On espère. On va essayer de regrouper les forces vives françaises. C’est un projet qui avance doucement. Tout est à construire mais à Marseille, il y a des déjà des 40 et 50 pieds qui naviguent. Il y a un potentiel d’équipage, de propriétaires, l’idée est de mettre tout ça en relation. »
Propos recueillis par C.El