21.08.08 Pas de médaille.... grosse déception
un commentairejeudi 21 août 2008 dans Jeux Olympiques Pékin 2008

9èmes de la Medal Race, Xavier et son équipier Pascal prennent la 6ème place au classement général de ces 29èmes Jeux Olympiques.
Ce matin, à la 4ème place du classement général, la première et la deuxième place étaient difficiles à convoiter. La troisième place, occupée par les brésiliens Scheidt (double médaillé d'or en laser) et Prada restait à leur portée, à 4 points. Les concurrents derrière n'étaient pas non plus très loin en points.
Dés le départ de la Medal Race, les brésiliens et français se surveillent. Scheidt prend un meilleur départ sous leur vent, et les gêne par la suite. Xavier et Pascal auront des difficultés à revenir. Les stars ont régaté dans 15/20 nœuds, sous une grosse pluie et dans une mer qui commençait à bien se former.
Ce championnat a été très serré. Ce sont finalement les britanniques Iain Percy et Andrew Simpson qui ont remporté le titre olympique, devant les brésiliens Robert Scheidt et Bruno Prada, et les suédois Fredrik Loof et Anders Ekström.
Extrait de l'interview de Xavier, réalisé par Effetsmer, agence de presse pour la FFV :
" Cette Medal race ? Elle a été un peu à l’image de toute notre régate, au moins de la 2ème partie. Pour espérer monter sur le podium, il fallait prendre l’avantage dès le départ puis virer la marque au vent avec de l’avance. Nous avions bien préparé notre départ et nous étions parvenus à échapper aux Brésiliens. Et puis, 40 secondes avant, il revient à côté de nous ! Il est juste devant sous notre vent ce qui est la pire situation pour nous. Ensuite, on essaie de se démarquer, on souffre d’un petit manque de vitesse récurrent au près et on se fait balader de gauche à droite. Tout se joue en 20 secondes au début. Pourtant, dans le portant, on revient un peu, on se dit qu’il y a peut-être moyen de faire quelque chose mais ça s’avère trop juste. Le vent était comme toujours ici, avec des bascules fréquentes, mais rien d’exceptionnel, on doit savoir gérer.
A quel moment ratez-vous le podium au cours de ces JO ? On paye comptant cinq manches dont deux où on passe en tête à la marque au vent et où au final on termine 9 et 10. Si tu vises le podium, c’est le style de manches où tu dois être intouchable. Nous avons peut-être également un regret à avoir sur notre préparation. Nous nous attendions sans doute trop au petit temps avec une journée de brise éventuellement or, si je compte 12 manches (soit les 10 manches en flotte plus la Medal Race qui en vaut deux), nous avons du nous mettre au rappel 8 manches sur 12. Ce n’est pas de notre matériel dont il s’agit car nous avions voulu notre bateau relativement polyvalent mais de ce que nous avions programmé dans notre tête. Le Medal Race met en avant les équipages qui percutent le mieux. Pour le podium, il faut avoir quelque chose en plus. Ce que nous avions et qui a fait notre force à Cascais, Cadix, en Argentine. Là, cela nous a manqué.
Que penses-tu des Medal races ? C’est très bien pour le spectacle. Mais sportivement, dans notre sport, c’est difficile de voir le Suédois qui a dominé le championnat être relégué à la médaille de bronze sur une course de 20 minutes.
Que vous êtes-vous dit avec Pascal à l’arrivée ? Pas grand-chose. On s’est dit que ça piquait bien les yeux de louper une médaille. Il faudra un peu de temps pour revenir en profondeur sur ce que l’on a vécu depuis plusieurs années.
La suite ? Je ne sais pas encore. Pour le moment j’ai surtout envie de pleurer. Quand ce sera digéré, on fera le point avec Daniel Dahon, mon entraîneur, la Direction technique, le groupe. En tous les cas, notre équipe de France a du sens. Cela faisait du bien de les voir si chaleureux à l’arrivée. Il y a beaucoup de respect entre nous. Tout le monde a su respecter notre rythme et notre tranquillité en 2ème semaine. C’est aussi ce qui me motive toujours dans l’olympisme mais il faut réfléchir. "
photographe : Gilles Martin Raget ©
photographe : Gilles Martin Raget ©
photographe : Gilles Martin Raget ©
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