Deux semaines que vous êtes à Qingdao, comment gérez-vous cette attente ?

Xavier Rohart : Moi je reviens à mes principes habituels : je m’attache à connaître l’actualité en France, je discute avec des amis au téléphone, la famille… Hier, après ma régate d’entrainement, je n’ai pas pu m’empêcher au retour au port de rester pour regarder les deuxièmes manches victorieuses des français en Laser. Le patriotisme avait pris le dessus sur ma préparation (rires) mais ce n’est pas terrible de rester là sous le soleil en terme d’influx.

Pascal Rambeau : Je préfèrerais être à l’écart car le risque, c’est de devenir spectateur des JO au lieu de rester acteur. Mais dans cette configuration, loin de France, ce n’était pas possible de faire autrement.

A vous deux, vous comptez déjà 5 participations aux JO et une médaille commune, on s’en lasse ?

X.R : Non, mais c’est vrai qu’ici, loin de Pékin, on ressent moins l’ambiance des JO. Bon cela dit, on ne va pas se plaindre, je pense que ceux qui sont au Village de Pékin hallucineraient des conditions qui sont les nôtres ici (le Village de Qingdao est un hôtel de luxe neuf qui ouvrira après les JO, ndr). Cela dit je suis à la télé et quand je me passionne pour le 4x100 mètres nage libre l’autre jour, je me rends vite de nouveau compte que je suis aux JO !

P.R : Je ne m’en lasse pas mais je garde volontairement une petite distance par rapport à l’événement pour le bien de ma compétition.

Comment vous sentez-vous par rapport à la météo typée de Qingdao ?

P.R : Nous avons bénéficié d’une bonne influence de nos partenaires d’entraînement norvégiens pour les techniques de navigation en dessous de 5 nÅ“uds. Ils règlent davantage leur bateau que nous.

X.R : Nous, nous adoptons un réglage qui reste identique de 0 à 30 nÅ“uds et on se débrouille avec ça. Eux, au contraire, sont du style à toucher sans cesse les réglages : tension du hauban, etc… Ils nous ont ouvert sur cette technique que nous trouvons positive, en tous les cas pour les vents très faibles.

Effets Mer