Ce genre de mauvaise manche, auquel le groupe de tête a jusqu'à présent réussi à échapper, est lié aux conditions très particulières de course en baie de Rio :
« Le plan d'eau est très technique et tactique, avec peu de vent, de la houle, du clapot, des courants très aléatoires, note Ponsot. Il n'y a aucune systématique comme chez nous, en Manche ou en Atlantique. Les horaires de marées sont fluctuants et hypothétiques, c'est comme cela que l'on a pris cher dans la première manche. On attendait la renverse, qui est venue avec trois heures de retard sur l'horaire théorique. Alors on s'est pris 3 noeuds de courant au près. Maintenant, on n'a plus le droit à l'erreur... »

Pour Rohart et Ponsot, associés depuis un an, il s'agit de prendre date pour le prochain Mondial, qui sera joué à Perth (Australie) en 2011. Un objectif majeur pour les Français, puisqu'il sera qualificatif pour les nations et délivrera les billets pour les Jeux olympiques de Londres en 2012.